
Céline Lazorthes fondatrice de LEETCHI incarne parfaitement cette trajectoire que vivent de nombreuses femmes entrepreneuses : démarrer seule, porter son projet à bout de bras, puis comprendre que la croissance passe par le collectif.
Une fondatrice seule au départ
Lorsqu’elle lance Leetchi, Céline Lazorthes est partout. Vision, produit, relation utilisateur, décisions stratégiques. Elle avance vite, portée par une idée claire : simplifier les cagnottes en ligne et les rendre accessibles à tous. Comme beaucoup de fondatrices, elle construit d’abord seule, avec une implication totale et une exigence élevée.
Cette phase lui permet de poser des bases solides. Elle connaît son produit dans les moindres détails, comprend profondément les besoins de ses utilisateurs et développe une intuition business très fine. Mais cette implication totale a un revers : la charge mentale augmente au même rythme que le succès.
Accepter de ne plus être seule
À mesure que Leetchi grandit, Céline Lazorthes fait face à une réalité incontournable : une entreprise qui croît ne peut plus reposer sur une seule personne. Déléguer devient une nécessité, mais aussi un vrai travail intérieur. Lâcher certaines décisions, faire confiance, accepter d’autres façons de faire que la sienne.
Elle s’entoure alors d’équipes solides, recrute des profils experts et structure l’entreprise. Cette étape marque un tournant : Leetchi passe d’un projet porté par une fondatrice engagée à une organisation capable de croître durablement.
Déléguer sans perdre son ADN
Ce qui distingue son parcours, c’est sa capacité à déléguer sans s’effacer. Céline Lazorthes reste présente sur la vision, la culture d’entreprise, les grandes orientations stratégiques. Elle ne fait plus tout, mais elle donne le cap.
Déléguer devient un acte de leadership, pas un renoncement. Un choix conscient pour préserver son énergie, sa créativité et sa capacité à penser à long terme.
Une leçon précieuse
Son parcours envoie un message fort : vous pouvez être à l’origine de tout, sans être obligé de tout porter indéfiniment. La délégation n’est pas une faiblesse, c’est un passage vers une entreprise plus mature, plus alignée et plus ambitieuse.
S’autoriser à déléguer, c’est aussi s’autoriser à grandir en tant que cheffe d’entreprise, mais aussi en tant que femme.




